1 ans, tu me manques ! action

Tu me manques…

Un hommage pour toi ! Maman.


Composition3

la SLA vue par moi

Votre vie ressemble à celle de tous les autres,
Vous marchez, parlez, respirez, vivez,
Boulot, famille, amis, et rien d’autre
Sans vous rendre compte de la chance que vous avez.

Puis un jour, il est de plus en plus dur d’avaler,
Les mots se bousculent dans votre bouche pour parler
Vous avez le souffle court pour respirer
Mais bon sang, que peut-il bien se passer ?

Alors, vous vous décidez d’aller voir votre médecin,
Il vous pose des questions, vous examine avec soin,
Son visage change, n’a pas l’air serein,
Le silence est lourd, pas d’explication, rien…

Il vous demande de voir des confrères plus renseignés,
Et vous comprenez que tout ne va pas bien,
Désormais votre sort est entre leurs mains,
Au fond, vous sentez que quelque chose va se passer…

D’examens en examens, le temps passe, l’inquiétude grandit,
Et pour autant, on ne vous a toujours rien expliqué,
Votre regard est inquiet, l’angoisse monte, vous saisit,
Et pour autant, toujours rien, ça semble compliqué..

Et puis, enfin, on vous convoque d’un air grave,
On vous parle d’une certaine maladie, le diagnostic tombe,
Vous comprenez que la situation est grave,
Pour tous, la nouvelle fait l’effet d’une bombe…

Perte de l’usage de la parole, plus possible de s’alimenter ?
Paralysie, risque de partir étouffé ?
Mais que disent-ils, ils se sont trompés ?!
Sous le choc de la nouvelle, vous vous sentez vaciller…

Les premiers symptômes étaient pourtant déjà présents,
Vous n’y avez pas fait attention, pas envie, pas le temps,
Alors c’est vrai ? Il vous reste entre 3 et 5 ans ?
Mais comment faire, il faut l’annoncer aux enfants…

Les jours passent, la maladie avance, doucement,
Elle vous fait mal dans votre corps, votre tête,
Vous vous posez des questions sur l’avenir ? Vive internet !
Vous comprenez alors que c’est grave, malheureusement…

Votre souffle devient plus rapide, plus faible aussi,
Le taboulé ne passe plus, ni les chips, ni le riz,
Vous maigrissez rapidement, vos muscles vous abandonnent,
La Maladie vous bouffe de l’intérieur, dans votre tête tout résonne.

SLA, Maladie de Charcot, Sclérose Latérale Amyotrophique,
Votre vie a basculé dans le néant, le vide, le tragique,
Juste votre tête pour vous rendre compte du calvaire qui vous attend,
Place aux infirmières, kiné, et toute une batterie de médicaments.

Plus rien ne rentre ni sort de votre bouche, vous ne pouvez plus avaler,
Opération à l’estomac, tablette pour communiquer,
Les échanges passent par des regards vides, humides, apeurés,
Tout le monde autour de vous s’agite, l’air inquiet.
Votre vie se résume alors à attendre des auxiliaires,
Qu’ils vous lavent, vous nourrissent, c’est moins bien qu’hier,
Vous devez faire face à l’impuissance du corps médical,
Qui brille par son absence, son indifférence et ça fait mal.

Prisonnier de votre corps, vous perdez votre dignité,
Plus de balade dehors, tout est devenu compliqué,
Dépendant des machines qui vous maintiennent en vie,
Plus aucun plaisir, place à l’ennui.

Votre vie ne sera plus pareille, à jamais,
Et vous vous surprendrez à vous extasier,
Sur des choses autrefois simples, tellement futiles,
Mais aujourd’hui si essentielles, si utiles.

Depuis que cette maladie est entrée dans votre vie,
Vous voyez tout autrement, je vous le garantis,
Le temps passe si vite, vous le savez, on vous l’a dit,
Alors profitez-en, battez-vous, ce n’est pas fini.

Oui, votre quotidien sera différent demain,
Chaque jour qui passe laisse place à d’autres complications,
Mais vos proches sont là, vous tiennent la main,
Dites-leur que vous les aimez, ils ont tant d’attentions.

Vous vous sentez si seul, vous avez peur, vous souffrez,
La plupart du temps dans l’indifférence du corps médical au complet,
Mais l’important, c’est la vie près de ceux que vous aimez,
Qui vous accompagnent, vous aiment, à qui vous manquerez…

La SLA change la vie de familles entières, sans épargner personne,
Prisonnier de votre corps, toujours les mêmes mots qui résonnent
Les proches, si impuissants face à la douleur, frissonnent,
Que cette maladie est injuste, je ne la souhaite à personne.

La cruauté est telle qu’elle vous rappelle,
Que ni vous ni moi ne sommes éternels,
Mais au fond la vie est si belle,
Profitez-en, elle vous appelle…

Même si rien ne sera plus pareil,
Il reste un lien entre le ciel et nous,
Même si rien ne sera plus pareil,
Il reste un lien entre eux et nous.

La lumière qu’ils envoient des cieuxFotorCreated

Nous donnera la force d’avancer sans eux…

Peggy Fesseau


sandrine